Nager à contre-courant

Résister. Reculer. Se noyer… trois mots qui me viennent en tête en pensant à cette idée de toujours vouloir confronter la vie plutôt que de se laisser porter par elle. En lisant ceci, certains diront qu’il s’agit de lâcheté envers la vie, mais là n’est pas l’interprétation que je vous suggère aujourd’hui.

Se laisser porter par la vie, surfer la vague, signifie plutôt d’être conscients des obstacles et d’y reconnaître les opportunités. Facile à dire mais pas facile à faire diront d’autres : je sais. Pourtant, en amenant cette vision dans notre vie nous faisons le choix de ne plus résister à ce qui nous est offert. “Go with the flow”.

De cette façon, nous ouvrons plutôt grands les bras à la vie.

Ayez le courage de dire “oui” et la force d’accepter. Cessez de combattre la vie et faites vous en plutôt un allié. C’est justement dans les situations les plus difficiles que cette attitude peut nous aider le plus, vous n’avez qu’à repenser au passé pour quelques instants pour en être convaincus.

Faire confiance à la vie et se laisser porter par ses flots, une attitude à cultiver dans notre recherche du bonheur. Namaste.

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Karma Yoga

Aujourd’hui je recommençais à enseigner le yoga au bureau. Nous le faisons de façon volontaire, demandant aux gens de contribuer à une organisation de charité que ma copine Joanna et moi avons choisie. Karma Yoga : je donne, tu donnes, et tous reçoivent!

Il fait toujours plaisir de se faire rappeler que ce que l’on fait pour les autres est grandement apprécié, mais là n’est pas la raison. En fait, je pense que nous souhaitons peut être trop souvent être reconnu pour nos efforts et remercié pour les services rendus. Je vous propose donc cette idée de Karma Yoga ou de Karma n’importe quoi finalement!

Pour les hindouïstes, le karma est le résultat des actions de nos vies antérieures. Tandis que pour les bouddhistes, le karma est ce que l’on crée pour nous même par nos actions physiques, nos pensées et notre parole. Pour les janaïstes, le karma va plus loin que l’action dans le sens où, l’état d’esprit dans lequel l’action est posé est tout aussi important.

Les lectures à ce sujet s’attardent souvent au côté négatif du karma. Le karma comme le fardeau d’une vie. Pourtant, notre vie est pleine d’opportunités, il suffit de les saisir. Il n’est pas toujours évident de voir le bon côté des choses ou d’agir de façon positive. Ce que j’ose espérer, c’est que plus de gens encore choisissent de remercier quelqu’un, de donner de leur temps et de le faire sans espérer quelque chose en retour.

Là est la vraie valeur de cette vie que nous partageons. Soyez convaincus qu’éventuellement, ce que vous semez honnêtement, de votre coeur et de votre âme, vous reviendra. Malheureusement, je crois que le contraire est tout à fait possible aussi. Il est donc à vous de choisir le chemin que vous voulez prendre. Mais finalement, si vous désirez vivre une vie plus heureuse, le choix est simple. Essayez pour voir!

Vivre pleinement sa vie

Facile à dire, mais pas facile à faire. Pourtant, lorsque nous discutons entre amis, nous sommes rapide à appuyer sur la gâchette suggérant aux autres de vivre pleinement leur vie. Qu’en est-il de la nôtre? Vivons-nous vraiment la vie que nous souhaitons vivre? Pourquoi pas?

Lorsque je parle de vie que l’on souhaite avoir, il est important de comprendre que je ne parle pas de nouvelle voiture, de maison et de job. Je veux plutôt parler de mode de vie. Travail, plein air, voyage, amour, enfants, communauté, apprentissage, spiritualité, performance et/ou relaxation?! Pas facile hein? Ce n’est pas grave.

La vie nous pousse habituellement à faire nos choix en temps et lieux ; il ne faut pas se forcer à prendre des décisions pour lesquelles nous ne sommes pas prêt. Il importe de reconnaître les situations où nous ne sommes pas prêt à s’engager dans une voie. Parfois, la décision est de ne pas prendre cette décision maintenant.

Ce qui est important, est la vie que nous menons présentement. Bien sûr nous n’avons pas tous la facilité et la possibilité de changer notre vie comme bon nous semble, du jour au lendemain! Cependant, il est possible que certains d’entre nous soyons là, à la croisé des chemins, où une décision nous attend. Qu’est-ce qu’on fait? Comment décider? Sur quoi baser une prise de décision qui peut changer le parcours de notre vie à tout jamais? Bonnes questions!!

Sans vouloir compliquer la chose, j’aimerais vous poser les questions suivantes : prenez-vous vos décisions avec votre coeur ou avec votre tête? Un peu des deux j’imagine… mais ultimement, est-ce que votre but est d’être heureux et heureuses ou est-ce que vous devez à tout prix vivre votre vie d’une certaine façon? Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Peut être les deux sont-ils compatibles? Qu’est-ce qui vous passionne? Est-ce que la décision que vous contemplez vous permettrait de continuer à faire ces choses là?

Souvent, nous connaissons déjà la réponse. Parfois, nous ne sommes pas prêt à faire ces choix. Il peut être difficile et effrayant de prendre certaines décisions, parce qu’elles impliquent tellement de changement. Nous avons peur de laisser aller notre confort, la vie que nous connaissons, notre stabilité. Il faut comprendre que chaque personne vit sa propre vie à son propre rythme. La décision d’une personne ne vaut pas celle d’une autre. Le mode de vie de l’un ne convient pas nécessairement à l’autre. Ne portons pas de jugement et ne comparons pas notre vie à celles de nos amis et de nos proches, car il n’y a pas de meilleure ou de moins bonnes façon de vivre la vie. Il n’y a que notre vie.

Au fil des ans, il arrive d’être confronté à une situation qui nous semble resurgir du passé. Ici, il ne s’agit pas de régresser ou de retourner en arrière. Plutôt, je pense que la vie nous demande : “es-tu sûr? tu peux encore le faire si tu veux” ou bien, “à toi de choisir, tu as le droit de refuser”. La vie est un apprentissage. Nous pouvons choisir de prendre les même décisions et continuer à vivre les yeux fermés, ne comprenant pas pourquoi nous nous retrouvons continuellement dans la même situation, ou nous pouvons sauter à pied joint dans l’inconnu et ouvrir grand nos bras pour accepter d’apprendre.

En voyant la vie comme une série d’obstacles sans fin, nous limitons notre potentiel de croître, d’apprendre et d’aimer. Lorsque la vie devient des opportunités à prendre ou à laisser, nous prenons réellement le contrôle de notre vie et en acceptons de recevoir ce qui se présente même lorsqu’il est ardu de le faire. Il devient plus facile d’être heureux lorsque l’on décide de ne plus être une victime de la vie.

Choisissons donc d’approcher chaque moment que la vie nous offre avec la curiosité d’un enfant qui découvre tout pour la première fois. Réveillez-vous aujourd’hui pour la première fois. Respirez et ressentez la fraîcheur de l’air remplir vos poumons. Ayez confiance en la vie, en vos choix. Vivons pleinement la vie.

La sagesse des enfants

Je sais que seulement en lisant le titre certains auront le réflexe de ce demander comment les enfants peuvent être qualifier de sages s’ils n’ont encore aucune expérience de vie, aucune connaissance? Et si je vous répondais : “exactement pour cette raison”!

Contrairement aux adultes, les enfants ne prétendent pas tout connaître. En effet, ce qui est admirable est leur capacité à s’adapter et leur soif d’apprendre : j’admire leur enthousiasme face à la vie. L’aisance et la confiance avec laquelle ils affirment que ces deux gros nuages sont en fait le portrait d’un roi et d’une reine me fait toujours sourire et rêver.

Comme adultes, nous devons donner l’exemple, oui, mais quel exemple voulons-nous donner? Voulons-nous vivre dans un monde triste et gris? Nous avons le pouvoir de changer les relations humaines seulement par la façon dont nous approchons les autres : à bras ouverts ou par crainte d’être jugé et de sembler différents? À vous de choisir.

Notre entêtement à vouloir tout contrôler est probablement ce qui nous différencie le plus des enfants, mais surtout ce qui contribue probablement le plus à nous rendre malheureux. Lorsque nous comprenons et que nous acceptons que certaines choses sont incontrôlables, telle l’opinion des gens, nous commençons à vivre et à voir la vie d’une façon différente. Les paroles de Wasting Time, une chanson de Jack Johnson me le rappelle souvent : “everybody thinks, that everybody knows, about everybody else, nobody knows anything about themselves ’cause their all worried about everybody else”.

Les enfants ne se posent pas ces questions parce qu’ils ne naissent pas avec le besoin de se méfier des autres. Ils n’ont pas peur de prendre la main de quelqu’un et de dire je t’aime. Ils se relèvent après être tombés et continuent à courir. Leur naïveté leur donne une confiance que nous semblons avoir perdu…

Essayons-donc, ne serait-ce que pour un instant, de nous laisser émerveiller de nouveau par la vie. Écoutons les histoires qu’elle a à nous raconter et soyons ouverts aux opportunités qu’elle nous offre à chaque jours. Retrouvons l’enfant en nous et apprenons de ceux qui vous entourent. Merci à ces deux garçons qui me font constamment redécouvrir le monde.

Le mouvement de la vie

La vie prend des tangentes intéressantes des fois. Récemment, j’écrivais “Going back” (post du 15 avril) où je faisais allusion à mon éminent retour au travail le mois prochain. Bref, je m’étais fait à l’idée de retourner au même endroit, soit dans un contexte de travail qui ne me plaisait pas. J’avais accepté mon sort et j’avais décidé qu’il s’agirait d’une bonne occasion pour revoir mes collègues et une bonne opportunité pour “tester” mon apprentissage. Finalement, j’ai appris, il y a quelques jours, que je serai déployée vers le programme qui m’intéressait! Je suis contente bien sûr, mais je compte tout de même conserver la même perspective…

Je pense que nous pouvons choisir de vivre et de voir la vie de deux façons, soit : comme une suite de conséquences fâcheuses ou comme des opportunités à saisir. Bien sûr, lorsqu’on se retrouve au beau milieu de ce grand cratère il est souvent difficile d’y entrevoir l’issue, mais elle est toujours là. Nous essayons de contrôler tellement de choses dans notre vie alors qu’en réalité, peu de situations sont contrôlables. Je crois cependant que notre propre perspective de la vie elle l’est.

En essayant de contrôler et de prévoir ce que chaque jour, chaque personne et chaque situation nous apportera, nous inscrivons notre nom sur la liste de la défaite. Je ne dis pas que nous ne devons pas avoir d’espoirs et de rêves, bien au contraire, je suggère plutôt qu’il nous faut cesser de tout vouloir contrôler et surtout, que nous devons faire confiance à la vie. “Let go of your need to have more. When you stop needing more of everything, more of what you desire seems to arrive in your life. Since you’re detached from the need for it, you find it easier to pass it along to others, because you realize how little you need in order to be satisfied and at peace.” (Dr. Wayne Dyer)

La réalité est que la vie déferle autour de nous comme une cascade gorgée d’eau au printemps et qu’en y plaçant nos petits cailloux vainement, pensant détourner ou même ralentir son débit, nous créons une illusion de stabilité alors que tout est en mouvement. En transformant notre perspective, nous choisissons d’être la fleur qui flotte à sa surface, portée par ses flots, parfois même submergé par ses tourbillons ou pris en otage par quelques branches clandestines, mais parvenant toujours à ré-émerger rafraîchi par l’expérience et prêt à y replonger.

La décision est toujours la nôtre de choisir de bâtir un barrage ou d’essayer de se laisser glisser sur l’eau. En saisissant les opportunités que la vie nous offre et en choisissant d’être plus conscient des choix qui se présentent et de leurs répercussions, nous cessons peu à peu d’en subir les conséquences. Nous pouvons contrôler notre vie toute entière en acceptant de ne plus le faire, en la vivant comme elle se présente, en étant reconnaissant et en apprenant de chaque moment.

Déception et satisfaction

Qui ne vit pas à tous moment dans sa vie de petites ou grandes déceptions? Pourquoi devons-nous souvent être déçu et vivre cette sensation inconfortable, un mélange non-ingérable de tristesse, de frustration et d’abandonnement. La déception prend plusieurs formes mais elle semble souvent provenir de la même source : l’anticipation.

Ici, je m’autorise à passer le commentaire sexiste suivant : mon dieu qu’on est bonnes là-dedans nous les femmes?! Nous imaginons toutes sortes de scénarios sur ce que l’avenir nous réserve, de l’évolution de notre relation avec cet homme charmant que nous avons rencontré jusqu’à l’excitation de porter ce top fantastique lors de cette soirée spéciale dans deux semaines. Ouf, c’est épuisant !

Se satisfaire peu à peu, étapes par étapes de notre vie telle qu’elle est peut grandement modifier cette attitude. La satisfaction semble être facile à comprendre mais un état d’esprit si difficile à atteindre. Ce sont ses complices, ambitions, attentes, objectifs, plans qui nous empêche de la voir. Je ne propose pas ici que nul ne devrait avoir d’ambitions, mais plutôt que celles-ci ne doivent plus gérer notre vie et nos émotions. Si on aime les gens qui nous entourent, je pense qu’il nous faut réaliser que c’est cette anticipation du moment futur qui nous aura désappointé plutôt qu’eux; rappelons-nous de la recherche du bonheur.

Pour ma part, j’ai des hauts et des bas en ce qui a trait à trouver la satisfaction dans ma vie et j’y concède, il s’agit d’un effort soutenu. Certains vous aurons dit : “Carpe diem” tiré de vers latins du poète Horace et se traduisant “Cueille le jour présent et sois le moins confiant possible en l’avenir”. Facile à dire. Je pense que la satisfaction se rapproche beaucoup de cette pensée mais qu’elle inclue une conscience de ce moment présent.

Je me suis maintes fois laisser emporter par ce qui se passera demain, la façon dont se déroulera une rencontre et les sentiments qui seront ressentis au point où je ne vivais plus que dans le futur ou dans les mémoires du passé. Ma vie filait sous mes yeux et j’en étais déçue. J’attendais, je planifiais la prochaine étape, la prochaine chose à faire au lieu de vivre consciemment dans le moment présent. Lorsque je réussi à vivre consciemment dans le moment présent, plus que jamais je me voit satisfaite et heureuse de ma vie telle qu’elle est : je ne cherche pas à la changer, je vis simplement chaque situation de la façon dont elle survient en demeurant présente à ce moment de ma vie.

Le rythme accéléré de nos vies telles qu’elles le sont n’ont jamais autant mérité que l’on s’arrête pour un instant. Nous pouvons réellement vivre et être satisfait de notre vie et celle-ci peut cesser d’être une série d’actions pénibles à accomplir et de choses à se procurer. STOP. Breathe… live.

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