Cesser d’exister et commencer à vivre

To live is the rarest thing, most people just exist” ~ Oscar Wilde

J’ai recommencé à lire un livre que je n’avais jamais réellement lu pour me rendre compte, dès le tout début, que j’en avait déjà oublié le début. Idées simples d’un bonheur atteignable au quotidien, je remets en marche la machine à écrire.

Voilà, c’est facile, c’est écrit là, il suffit de redécouvrir chaque tâches auxquelles nous ne pensions plus pour retrouver notre conscience si longtemps perdue. Sous la douche je m’arrête et je vis : je sens l’eau chaude ruisseler sur ma peau, je respire l’air humide, j’hume l’odeur de mon savon, puis en faisant mousser le shampoing entre mes mains, je frotte ma tête où mes cheveux glissent entre mes doigts. Expérience poétique pourtant vécue à chaque matin. Hors, lorsqu’on n’y porte point d’attention, elle s’efface et s’estompe comme toutes les autres.

De cette perspective nouvelle, une tâche mondaine et même sans intérêt peu soudain se transformer en une véritable aventure des sens. Se rendre à l’épicerie devient un voyage à travers le monde, une compréhension de l’effort et de ce que seulement le travail de tous et chacun peu accomplir. Attendre l’autobus, un moment privilégié pour sentir le vent sur son visage, écouter les bruits du matin ou simplement se retirer du monde et n’observer que sa respiration.

Be the change you want to see in the world” (M. Gandhi) parce que c’est avec les changements que nous apportons à notre propre vie que le reste du monde et notre vision de celui-ci changera. Choisir de redécouvrir ce monde à chaque jour et à chaque instant sans attendre qu’il y ait un meilleur moment, parce que celui-ci est le bon, parce que maintenant c’est le temps.

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