Le mouvement de la vie

La vie prend des tangentes intéressantes des fois. Récemment, j’écrivais “Going back” (post du 15 avril) où je faisais allusion à mon éminent retour au travail le mois prochain. Bref, je m’étais fait à l’idée de retourner au même endroit, soit dans un contexte de travail qui ne me plaisait pas. J’avais accepté mon sort et j’avais décidé qu’il s’agirait d’une bonne occasion pour revoir mes collègues et une bonne opportunité pour “tester” mon apprentissage. Finalement, j’ai appris, il y a quelques jours, que je serai déployée vers le programme qui m’intéressait! Je suis contente bien sûr, mais je compte tout de même conserver la même perspective…

Je pense que nous pouvons choisir de vivre et de voir la vie de deux façons, soit : comme une suite de conséquences fâcheuses ou comme des opportunités à saisir. Bien sûr, lorsqu’on se retrouve au beau milieu de ce grand cratère il est souvent difficile d’y entrevoir l’issue, mais elle est toujours là. Nous essayons de contrôler tellement de choses dans notre vie alors qu’en réalité, peu de situations sont contrôlables. Je crois cependant que notre propre perspective de la vie elle l’est.

En essayant de contrôler et de prévoir ce que chaque jour, chaque personne et chaque situation nous apportera, nous inscrivons notre nom sur la liste de la défaite. Je ne dis pas que nous ne devons pas avoir d’espoirs et de rêves, bien au contraire, je suggère plutôt qu’il nous faut cesser de tout vouloir contrôler et surtout, que nous devons faire confiance à la vie. “Let go of your need to have more. When you stop needing more of everything, more of what you desire seems to arrive in your life. Since you’re detached from the need for it, you find it easier to pass it along to others, because you realize how little you need in order to be satisfied and at peace.” (Dr. Wayne Dyer)

La réalité est que la vie déferle autour de nous comme une cascade gorgée d’eau au printemps et qu’en y plaçant nos petits cailloux vainement, pensant détourner ou même ralentir son débit, nous créons une illusion de stabilité alors que tout est en mouvement. En transformant notre perspective, nous choisissons d’être la fleur qui flotte à sa surface, portée par ses flots, parfois même submergé par ses tourbillons ou pris en otage par quelques branches clandestines, mais parvenant toujours à ré-émerger rafraîchi par l’expérience et prêt à y replonger.

La décision est toujours la nôtre de choisir de bâtir un barrage ou d’essayer de se laisser glisser sur l’eau. En saisissant les opportunités que la vie nous offre et en choisissant d’être plus conscient des choix qui se présentent et de leurs répercussions, nous cessons peu à peu d’en subir les conséquences. Nous pouvons contrôler notre vie toute entière en acceptant de ne plus le faire, en la vivant comme elle se présente, en étant reconnaissant et en apprenant de chaque moment.

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